Le Congé Supplémentaire de Naissance en 2026 : Mode d’Emploi pour les Parents et les Employeurs
Une petite révolution touche le monde du travail et de la parentalité. Pour toutes les naissances ou adoptions survenant à compter du 1er janvier 2026, un nouveau droit entre en vigueur : le congé supplémentaire de naissance.
Qui peut en bénéficier ? Quelles sont les démarches et comment fonctionne l’indemnisation ? Voici un point complet pour tout comprendre en un clin d’œil.
👥 Qui est éligible à ce nouveau congé ?
Ce dispositif a été pensé pour être le plus inclusif possible. Il s’adresse à des profils professionnels variés et à toutes les configurations familiales.
Selon le statut professionnel :
- Salariés du secteur privé.
- Travailleurs indépendants (artisans, commerçants, professions libérales, PAMC), qu’ils soient dirigeants ou conjoints collaborateurs.
- Artistes-auteurs.
- Demandeurs d’emploi.
Selon le lien avec l’enfant :
Le congé n’est pas réservé qu’à la mère biologique. Il concerne :
- La mère et le père.
- Le ou la conjoint(e), partenaire de Pacs ou concubin(e) de la mère.
- Les parents adoptants.
Bon à savoir : Ce droit s’applique pour les enfants nés ou adoptés dès le 1er janvier 2026, y compris les enfants nés prématurément dont la naissance était initialement prévue en 2026.
⏱ Durée et flexibilité : quand et comment le prendre ?
Le congé supplémentaire de naissance offre une vraie souplesse dans son organisation. Sa durée est de 1 ou 2 mois, au choix de l’assuré.
- Le format : Si vous choisissez 2 mois, vous pouvez les prendre en une seule fois ou les fractionner en deux périodes de 1 mois.
- L’organisation dans le couple : Les parents peuvent choisir de prendre ce congé simultanément (pour être ensemble avec bébé) ou en alternance (pour relayer la garde).
- Le délai : Le congé doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer (ce délai peut être allongé en cas de naissances multiples ou de conventions collectives avantageuses).
Attention, une règle transitoire existe pour les enfants nés ou arrivés au premier semestre 2026 : le congé doit débuter au plus tard dans les 9 mois à compter du 1er juillet 2026.
💰 Comment est-il indemnisé ?
L’indemnisation est versée par la Sécurité sociale et se veut dégressive pour inciter à un retour progressif à l’emploi.
Pour les salariés :
Le calcul se base sur le salaire net antérieur (calculé sur les 3 derniers mois de paie), dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (fixé à 4 005 € au 1er janvier 2026, hors Mayotte).
- 1er mois : Indemnisé à 70 % du salaire net.
- 2e mois : Indemnisé à 60 % du salaire net.
Pour les indépendants et PAMC :
L’indemnité journalière forfaitaire habituelle subit un abattement dans les mêmes proportions (70 % le premier mois, 60 % le second).
⚠️ Règle de non-cumul : Durant ce congé, vous ne pouvez pas cumuler ces indemnités avec d’autres allocations comme la PreParE (congé parental classique), le CMG, les indemnités maladie, chômage ou l’AJPP.
🛠 Quelles sont les conditions et démarches à effectuer ?
Pour les salariés :
- Les conditions : Justifier de 6 mois d’affiliation à la Sécurité sociale et avoir travaillé au moins 150 heures sur les 3 mois précédents (ou cotisé sur un salaire égal à 1 015 fois le SMIC horaire sur 6 mois). Il faut également avoir soldé son congé maternité/paternité/adoption classique.
- La demande : Prévenir l’employeur par lettre recommandée avec AR (ou remise en main propre contre récépissé) au moins 1 mois avant le début du congé (réduit à 15 jours si le congé s’enchaîne directement après le congé paternité/adoption).
- Côté employeur : C’est un droit ! L’employeur ne peut pas refuser ni imposer un report. C’est lui qui transmettra l’attestation à la CPAM.
Pour les indépendants & PAMC :
Il faut également justifier de 6 mois d’affiliation, être à jour de ses cotisations (pour les PAMC), avoir pris la période minimale obligatoire de son congé initial (7 jours pour le parrain/père, 56 jours pour la mère) et suspendre totalement son activité pendant la durée du congé. Les conjoints collaborateurs doivent impérativement se faire remplacer.
💡 Ce qu’il faut retenir
Ce congé supplémentaire de naissance est une opportunité majeure en 2026 pour concilier plus sereinement vie professionnelle et arrivée d’un enfant. Que vous soyez jeune parent ou employeur, anticiper les demandes d’un mois à l’avance reste la clé pour une transition fluide !

